Costa Rica • Après la fin de la déforestation : stratégies et actions pour un usage des sols viable

Sommaire

  1. L’inversion des émissions de GES et de la déforestation au Costa Rica
  2. La stratégie nationale pour conserver le couvert forestier et faire de l’agriculture un
    puits de carbone
  3. Des acteurs privés montrent leurs capacités à cogérer des espaces de préservation
  4. Identification des sources d’émissions par les gouvernements locaux
  5. Adaptation et mise en place de projets locaux par les communautés autochtones et les ONG

Grands enseignements

  1. Entre 1997 et 2015, le Costa Rica a réduit de 166 millions de tonnes les émissions de CO2 dues à la déforestation, et ses sols sont devenus des puits de carbone depuis 2013. Sa surface forestière a atteint de nouveau plus de 54 % du territoire.
  2. Les zones forestières protégées publiques ont été un facteur clé dans l’inversion de la tendance concernant la déforestation. Le Costa Rica a mis en place des stratégies financières, publiques et privées (rémunérations des services environnementaux), qui ont fait de la sylviculture un choix plus attrayant que celui de l’agriculture, sans avoir à acheter les terres.
  3. La stratégie nationale consiste à faire de l’agriculture et de l’élevage des puits de carbone en promouvant des systèmes agro-sylvopastoraux. Parallèlement à de grands projets d’État comme REDD+, et à des Actions d’Atténuation Appropriées au niveau National (NAMA) dans des secteurs clés comme le café et l’élevage, la FONAFIFO, une entité publique, finance les petits producteurs de biens forestiers, en assurant la diffusion
    des pratiques à tous les niveaux.
  4. L’écotourisme au Costa Rica s’est révélé comme une stratégie efficace pour la préservation des forêts dans la mesure où il a été accompagné d’un outil clair, d’un bénéfice économique local et d’une surveillance stricte, ainsi que de l’application des règles environnementales.
  5. Les populations autochtones, en particulier les femmes, organisées en réseau (ACOMUITA), ont été force de proposition pour adapter le dispositif de paiements pour des services environnementaux aux pratiques et besoins de ces populations. Les ONG qui travaillent pour la préservation participent aussi bien pour mettre en place leurs propres projets avec des producteurs, qu’en tant qu’intermédiaires afin de mettre en œuvre les dispositifs nationaux.