Guinée : étape clé lors du Comité de Pilotage à Conakry

Le 16 juin 2026, l’équipe de Climate Chance, composée de Ronan Dantec, président de l’association, Vaia Tuuhia, directrice générale, et Binta Lopes Rodrigues, responsable Financement Innovant & Biodiversité, et Alpha Oumar Barry, chargé des activités terrain, s’est rendue à Conakry  pour participer au Comité de Pilotage du projet « Corridor de biodiversité et financements innovants »

Organisée avec les représentants du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, de l’Office Guinéen des Parcs Nationaux et Réserves de Faune, de l’Agence Française de Développement, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels, techniques et associatifs, cette réunion a permis de dresser le bilan de la première phase du projet et de poser les bases d’une deuxième phase.

Faire de la connectivité écologique un levier stratégique

Ouvert par Ronan Dantec, président de Climate Chance, et Aboubacar Samoura, représentant du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, le Comité de Pilotage a souligné le caractère stratégique du projet pour la Guinée.

Les travaux menés dans le cadre de cette première phase ont contribué à faire reconnaître la connectivité écologique comme un enjeu structurant de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité. Ils alimentent également les réflexions engagées autour du Réseau Guinéen des Aires Protégées, en démontrant que la préservation et la restauration des continuités écologiques entre les aires protégées sont essentielles pour renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes.

Les participants ont également rappelé l’importance du projet dans le cadre de la candidature en cours du Massif du Fouta Djallon au Patrimoine mondial de l’UNESCO, les corridors écologiques constituant un argument majeur pour démontrer la valeur universelle exceptionnelle du territoire.

Une première phase aux résultats structurants

Les membres du Comité de Pilotage ont salué les avancées obtenues au cours de cette première phase. Le projet a notamment permis de renforcer la prise en compte des corridors écologiques dans les outils nationaux de planification, de mobiliser un large réseau d’acteurs publics, associatifs et communautaires, et de démontrer le potentiel des mécanismes de financement innovant, en particulier carbone et biodiversité, pour soutenir des investissements de long terme auprès des communautés locales.

Cette première phase a ainsi permis de positionner la connectivité écologique comme un levier stratégique de la conservation et de la restauration des paysages en Guinée.

Préparer une deuxième phase opérationnelle

Les échanges ont également porté sur la méthodologie de cartographie des corridors, leur reconnaissance sur le terrain et leur appropriation par les partenaires institutionnels et les communautés locales. Plusieurs participants ont insisté sur la nécessité de matérialiser physiquement les corridors afin de faciliter leur intégration dans les pratiques d’aménagement et de clarifier progressivement leur statut juridique.

Le Comité de Pilotage a confirmé l’intérêt de préparer une deuxième phase du projet. Celle-ci devra notamment permettre de finaliser la cartographie des corridors prioritaires entre le Parc National du Badiar, la Réserve de Faune Gambie-Falémé et le Parc National du Moyen-Bafing, tout en intégrant les évolutions récentes du contexte territorial.

Cette deuxième phase visera également à préciser le statut juridique des corridors écologiques, définir les mécanismes de gouvernance et de partage des bénéfices, choisir le standard de certification carbone le plus adapté, et articuler le projet avec le futur cadre national carbone actuellement en cours d’élaboration.

Une dynamique collective à poursuivre

Le Comité de Pilotage a enfin confirmé l’importance de l’animation du FICENOG (Forum d’Information sur le Corridor Écologique du Nord-Ouest de la Guinée) comme espace de partage d’information et de coordination entre les acteurs intervenant dans les territoires du Fouta Djallon.

À l’issue de cette réunion, le Comité de Pilotage a constaté que le projet avait atteint son objectif principal : démontrer l’intérêt stratégique de la connectivité écologique comme outil de conservation, de planification territoriale et de mobilisation de financements innovants.

Les résultats obtenus constituent désormais une base solide pour engager une deuxième phase, avec l’ambition d’opérationnaliser les corridors écologiques, de structurer un projet carbone-biodiversité pilote et d’inscrire durablement la connectivité écologique au cœur des politiques publiques de conservation en Guinée.