Chili • Un acteur émergent clef dans le secteur des énergies renouvelables

Sommaire

  1. La baisse des émissions du secteur de production d’énergie du Chili : Moment charnière ?
  2. La transition de la production électrique vers les énergies renouvelables : le chemin de la décarbonation dans une économie dépendante du carbone
  3. Apparition de sources d’énergies renouvelables non conventionnelles et acteurs économiques majeurs
  4. La gouvernance à plusieurs niveaux facilite la participation des acteurs au niveau régional
  5. La participation des universités et des citoyens et les ONG influentes

Grands enseignements

  1. Les émissions de CO2 du secteur de la production d’énergie ont légèrement diminué au cours des trois dernières années, après une augmentation durant trois décennies due à la part du charbon qui a atteint 39,9 % dans la production d’électricité totale, et en raison de la croissance économique, le développement des activités minières et l’annulation de récents projets de barrages électriques;
  2. Le Chili a adopté une politique remarquable pour deux raisons : les projets d’énergie renouvelable se sont fortement développés sans aucune subvention publique directe, mais plutôt via la mise en place de quotas, d’enchères et de facturation nette. De plus, il est le premier pays en Amérique du Sud à avoir instaurer une taxe carbone en 2017 pour le secteur de la production d’énergie, avec un faible montant de départ de 5 USD par  tonne de CO2;
  3. Le secteur minier constitue à la fois un problème majeur (37 % de la consommation électrique au Chili), mais fait aussi partie de la solution : le Chili dispose de métaux rares en abondance, essentiels au développement des EnR dans le monde. Les compagnies minières doivent toutefois accélérer leur conversion à l’énergie solaire;
  4. La transition énergétique a été fortement encouragée par la société civile : les ONG soutiennent cette politique via des campagnes de mobilisation et des expertises techniques, tout en bloquant les projets majeurs de barrages et les universités s’associent avec des acteurs du secteur privé afin de former des pôles et d’accélérer l’innovation;
  5. Le système de gouvernance multiniveaux en construction reconnaît le rôle majeur des Comités régionaux pour le changement climatique au sein des autres corps décisionnels pour mettre en œuvre les politiques climat à tous les niveaux. Malgré la réussite de certains processus de co-construction, le réseau des villes chiliennes engagé engagées pour le climat (56 membres et 38 % de la population totale) est toujours à la recherche de ressources  techniques et financières afin de permettre la mise en œuvre;