Bâtiment • Face au réchauffement, la climatisation s’enferme dans un modèle de marché coûteux pour le climat

En atteignant en 2019 un niveau d'émissions trois fois supérieur à celui de 1990, le secteur de la climatisation s'impose comme le poste d’utilisation finale d’énergie par les bâtiments qui connaît la croissance la plus rapide.

Année de publication

2021

Rédacteur

Observatoire Climate Chance

Face au réchauffement, la climatisation s’enferme dans un modèle de marché coûteux pour le climat

Le refroidissement des bâtiments est déjà confronté à une double problématique : d’une part, garantir l’accès au refroidissement face à l’augmentation des températures et donc de la demande et, d’autre part, la nécessité de garantir l’efficacité énergétique et de réduire les émissions.

  • Si l’innovation technologique progresse, la mise sur le marché de ces équipements et la demande des consommateurs n’est pas encore au niveau.
  • Dans le même temps, le rôle des facteurs sociaux et comportementaux dans l’utilisation et l’achat de climatiseurs reste un grand angle mort des politiques.
  • Les réseaux de froid urbain, bien qu’ils ne soient pas encore aussi répandus que les réseaux de chaleur urbains, sont en train de prendre une ampleur remarquable dans les pays du Golfe, dont le marché en expansion est très attractif pour les investissements des géants de l’énergie du monde entier.
  • Le refroidissement des locaux qui tire avantage de la conception et du design des bâtiments est en plein essor, comme le montre la croissance des maisons passives, des surfaces super réfléchissantes et des toits verts et frais.