Observatoire de l’Action

Initiative unique en son genre, Climate Chance a lancé l’Observatoire mondial de l’action climatique non-étatique, avec pour mission d’analyser la réalité de l’impact des actions non-étatiques sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Les productions de l'observatoire sont bilingues : en français et en anglais.

L’Observatoire Mondial de l’action climatique non-étatique

Malgré les alertes du GIEC sur la gravité de la catastrophe climatique, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017 et semblent suivre la même trajectoire en 2018. L’agrégation des engagements pris par les États, au moment de la COP 21, nous prédit une augmentation de plus de 3°C des températures au 21ème siècle, un dérèglement climatique évidemment insupportable pour l’avenir de nos sociétés.

Dans cette urgence, la mobilisation des acteurs non-étatiques (collectivités, entreprises, ONG…) et la multiplication des projets souvent remarquables qu’ils développent, est un des facteurs d’espoir, au point pour certains de considérer qu’elles comblent le fossé (« bridge the gap ») entre les engagements insuffisants des États et les efforts de réduction auxquels nous enjoignent les scénarios du GIEC.

Initiative unique en son genre, Climate Chance a lancé l’Observatoire mondial de l’action climatique non-étatique, avec pour mission d’analyser la réalité de l’impact des actions non-étatiques sur l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Il ne cherche pas à agréger l’ensemble des actions, l’exercice serait illusoire, mais de comprendre où se situent les dynamiques les plus intéressantes : dans le croisement des politiques publiques nationales avec les mobilisations d’acteurs, dans les initiatives des réseaux de collectivités territoriales, dans l’implication du monde de la finance et l’évolution de ses instruments…

En quoi cela consiste?

L’Observatoire publiera chaque année, sous la forme d’un rapport annuel, une synthèse analytique globale illustrée par des exemples forts qui vise à faciliter la compréhension des outils disponibles aux acteurs non étatiques pour répliquer leurs actions rapidement.

Son tout premier rapport d’analyse de l’action climatique des acteurs non-étatiques à l’échelle mondiale sera publié le 20 novembre 2018.

Ce rapport s’appuie sur les savoirs existants, en réalisant la synthèse de près de 1000 références issues de rapports mondiaux de think tanks, ONGs et OIG, de bases de données, de littérature scientifique et de presse spécialisée. Cette première édition 2018 du rapport de l’Observatoire propose ainsi un des panoramas les plus complets sur l’évolution des émissions mondiales de gaz à effet de serre, et s’attache à souligner les signaux « faibles » et les exemples permettant d’espérer une inversion des trajectoires.

Il est l’un des rares rapports à être publié en version bilingue, français et anglais.

Le rapport 2018 est divisé en 3 cahiers thématiques :

Le Cahier 1. « L’action sectorielle » retrace, à partir des données disponibles les plus récentes, les évolutions quantitatives des émissions de gaz à effet de serre de secteurs et sous-secteurs clés, en cohérence avec la nomenclature du GIEC. Réalisé en collaboration avec des experts des secteurs et des pays étudiés, les 25 fiches qui composent le Cahier 1 apportent au lecteur des analyses synthétiques de secteurs majeurs d’émissions, à l’échelle globale ou d’un pays, identifient les dynamiques à l’œuvre et mettent en lumière les initiatives remarquables prises à travers le monde par les acteurs non-étatiques.

Le Cahier 2. « La mobilisation territoriale » dresse un panorama de l’action climatique mise en œuvre par les collectivités territoriales et leurs réseaux internationaux, et se compose de 3 sections. La Section 1. « Les progrès des initiatives mondiales » identifie les principales conventions et réseaux internationaux de collectivités et analyse l’état de leurs engagements et l’impact de leur action à partir du reporting de leurs membres. Elle propose également un éclaircissement des méthodologies de comptabilité carbone et des plateformes de reportings existantes. La Section 2. « Des résultats territoriaux » présente 24 cas d’études de villes et régions du monde qui se sont récemment illustrés par des résultats ou des actions remarquables de réduction des émissions. La Section 3. « Le Tour du monde en 80 bonnes pratiques », met en lumière une sélection d’actions territoriales nouvellement engagées ou ayant récemment présenté des résultats probants sur 10 objets d’action environnementale et climatique.

Le Cahier 3. « L’implication des acteurs de la finance – Bilan 2018 de l’action climatique du secteur financier » décrit, à l’échelle mondiale l’action climatique des trois métiers de l’industrie financière – investissement, banque et assurance –, l’essor des produits et services financiers qui contribuent à la transition bas carbone et aborde les nouvelles approches de régulateurs financiers pour orienter les capitaux et réduire les risques liés au changement climatique dans le système financier. Il s’appuie sur plus de 100 études récentes et de référence pour mettre en valeur des initiatives exemplaires, individuelles ou collectives. Ce cahier a été réalisé en partenariat avec Finance for Tomorrow, initiative portée par Paris EUROPLACE et les acteurs de la Place de Paris pour promouvoir en France et à l’international, la finance durable.