Côte d’Ivoire • La nécessaire émergence des transports durables en terre d’Éburnie

Sommaire

1. La croissance des émissions du transport, corrélat d’une économie dynamique

2. Dysfonctionnement des transports urbains

  • Transports dominés par le secteur artisanal
  • Les importantes externalités négatives des transports artisanaux
  • Trafic important des véhicules privés

3. Transformations en cours dans les transports urbains

  • Outils réglementaires et financiers
  • Développement de transports urbains de masse
  • Émergence des énergies moins polluantes

4. Actions des collectivités et des organisations de la société civile

Grands enseignements

  • La croissance économique galopante de la Côte d’Ivoire depuis 2012, profite davantage à l’immatriculation individuelle qu’au développement des transports publics.
  • Les mauvaises conditions de circulation à Abidjan pénalisent les opérateurs officiels, en perte de part de marché. Les transports artisanaux comme les wôrôs-wôrôs et les gbâkâs, plus flexibles, répondent mieux à la demande croissante de mobilité engendrée par l’urbanisation, malgré leur implication supérieure dans les accidents de la route.
  • Le gouvernement ivoirien a adopté d’ambitieux outils de planification de la mobilité urbaine et une politique de réglementation de l’âge des véhicules d’occasion importés, alors que le parc de véhicules motorisés se signale par sa vétusté et son inefficacité énergétique.
  • Si la marche continue d’assurer 40 à 60 % des trajets dans une agglomération comme Abidjan, dans un contexte de motorisation croissante, le développement de lignes de transports de masse, comme le BRT Est-Ouest et la ligne 1 du métro d’Abidjan, sont un levier favorisé pour organiser le développement modal.
  • Des ONG et militants ivoiriens se positionnent à l’avant-garde de la mobilité douce, en plaidant le recours à des modes sous-exploités, comme le vélo.