Sénégal
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Dund ak Kéew bi: Gouvernance locale pour l’adaptation aux changements climatiques dans 6 communes du Plateau de Thiès

SUCO a pour cibles d’action la Gouvernance environnementale locale en appuyant le renforcement des capacités des communes et des collectivités en gestion environnementale et dans la lutte aux changements climatiques : l’amélioration durable des conditions environnementales des 6 communes du Plateau de Thiès, Sénégal.

Une initiative de SUCO

Présentation de l'initiative

Cette amélioration durable de l’environnement se manifeste par l’atteinte de trois résultats :

  • Une gouvernance environnementale améliorée au niveau local qui s’est traduit, entre autres, par l’inclusion de processus de planification participative et des capacités renforcées dans le management de plans environnementaux;
  • Les capacités des élus locaux et des populations ont été renforcées par la mise en œuvre de façon concertée et intersectorielle d’actions et de mesures d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques;
  • La résilience de l’environnement s’est améliorée par la conciliation entre la préservation de l’environnement et l’exercice d’activités économiques.
Objectif

L’amélioration durable des conditions environnementales de 6 communes du Plateau de Thiès.

Niveau de réalisation

Mise en réseau, internationalisation

Dates du projet

Début: 01/10/2017. Fin: 31/03/2021

Résultats quantitatifs

Gouvernance :

  • 6 comités de pilotage créés et fonctionnels
  • 6 associations de groupements de femmes créées ou redynamisées
  • 6 plans d’action en changements climatiques élaborés et mis en œuvre
  • 6 plans communaux d’actions environnementales (PCAE) réactualisés

Foresterie :

  • Installation ou réinstallation de 26 pépinières forestières villageoises et une production d’environ 70 000 plantes en 2018,2019 et 2020
  • Plantation de 19 584 arbres plantés (bois de villages, forêts classés, école, place publiques.) avec des taux de survie relativement très élevé variant entre 44 et 80 % ; excepté à
  • Fandène (15 %) et à Bandia (05 %)
  • Création/renforcement de 4 bois de de villages créés et/ou renforcés pour les femmes
  • 8 bois de village d’environ 0,5 à 01 ha de superficie clôturés par du grillage

Régénération naturelle assistées (RNA) :

  • 123 agriculteurs formées sur la régénération naturelle assistée (RNA) et appuyés en matériel
  •  7 931 arbres protégés avec la RNA sur une superficie d’environ 199 hectares

Gestion de l’énergie :

  • 102 personnes (96 femmes et 06 hommes, dont 05 jeunes) formées sur la fabrication de foyers améliorés
  • 1 800 fourneaux jambars distribués aux femmes

Développement du micro-jardinage

  • 4 formation sur le micro-jardinage données
  • 74 personnes formées sur le micro jardinage : 69 femmes (dont 21 jeunes) et 5 hommes (dont 1 jeunes)

Gestion des ordures :

  • 1 guide de gestion des ordures élaboré de façon participative et inclusive et validé
  • Six communes organisées et appuyées en matériel pour la gestion des ordures
Résultats qualitatifs
  • Renforcement des capacités de l’équipe du partenaire de mise en oeuvre du projet (GRAIM) sur : gestion de projet, développement d’outils de management et de gestion financière du projet, sur les études d’impact environnemental et social (EIES) de projets environnementaux, sur le changement climatique, etc.
  • L’élaboration et l’utilisation d’outils de planification et de suivi des activités du projet notamment un schéma d’un processus participatif, un tableau de bord du comité de pilotage et une structure de planification séquentielle du travail, destinés au personnel du GRAIM et aux comités de pilotage à l’échelle des communes
  • Participation des femmes et reconnaissance de leur apport dans la gestion des ressources naturelles par les autorités municipales
  • Dynamisme/fonctionnalité des comités de pilotages dans la mise en œuvre du projet
  • Le renforcement de la cohésion sociale, la pacification des relations et l’instauration d’un climat de confiance entre agriculteurs et éleveurs ou entre éleveurs et agents des eaux et forêts grâce au dispositif de concertation et de communication mis en place par le projet DAK figure aussi parmi résultats innovants à l’actif dudit projet. En effet, les cadres de concertation et les différentes rencontres entre acteurs institutionnels (services techniques déconcentrés, élus locaux, autorités administratives et locales) et acteurs communautaires (membres de GPF, d’associations d’éleveurs, de producteurs, leaders communautaires, etc) ont permis à ces différentes parties prenantes d’échanger, de communiquer et de mieux se comprendre. Le fait que des éleveurs et des agents des eaux et forêts s’asseyent autour d’une même table de réunion ou se retrouvent dans une émission radio a contribué à dissiper les méfiances mutuelles et à améliorer les relations entre ces acteurs qui entretenaient, souvent, au préalable des rapports conflictuels autour de la question de la préservation des ressources naturelles. En outre, les leaders locaux ont accompagné et appuyé les bénéficiaires du projet.
Financement

3 bailleurs de fonds principaux: Le gouvernement du Québec, la FAO et la Fondation internationale Ron Calli

A propos
de l'organisation

SUCO

Site web
Genevieve Talbot
Chargée de programmes Afrique
genevievetalbot@suco.org

SUCO est une organisation de coopération internationale établie à Montréal depuis 1961. Elle rassemble des gens, des savoirs et des ressources pour renforcer l’autonomie des personnes, des organisations et des collectivités et pour améliorer concrètement leurs conditions sociales, économiques et environnementales. Actuellement SUCO travaille au Canada, au Bénin, au Burkina Faso, en Haïti, au Honduras, au Nicaragua, au Pérou et au Sénégal.
Face à l’urgence d’une réelle transition socioécologique, SUCO intervient sur plusieurs enjeux cruciaux. Les populations rurales étant particulièrement vulnérables, SUCO travaille à augmenter leur résilience face aux changements climatiques par des solutions concrètes et innovantes. Elle soutient aussi le développement de systèmes alimentaires viables, capables de répondre aux besoins nutritionnels et économiques humains, tout en respectant les écosystèmes. Dans un objectif d’égalité et de pérennité des changements, SUCO aborde la réalité des femmes de manière différenciée et construit, avec elles, des solutions adaptées. Elle met en place des conditions assurant le respect des droits et la participation des femmes à l’élaboration des solutions et aux bénéfices qui en découlent.

Retrouvez les sur
Un projet
en collaboration
  • GRAIM

    ONG/Association

    Site web
    Jean-Pierre Faye
    fayeenda@yahoo.fr
Autres partenaires / soutiens

Trois acteurs sont à l’origine de ce projet, une organisation à but non lucratif sénégalais, le GRAIM, une organisation à but non lucratif canadien, SUCO, ainsi que la FAO Sénégal par l’entremise du projet Sécurité alimentaire: une agriculture adaptée (SAGA).

Le GRAIM est une organisation créée en 1997 très présent dans la région de Thiès. Elle possède une expertise en environnement et en gestion des ressources naturelles, en protection sociale, en développement organisationnel de même qu’en développement économique et en réduction des inégalités. Le GRAIM est notamment l’initiateur et l’auteur des Plans communaux d’actions pour l’environnement (PCAE) rédigés à la suite d’un processus de diagnostic participatif qui visent à appuyer les communes dans l’identification et la mise en œuvre d’actions en réponse aux enjeux environnementaux. Les rôles et responsabilités du GRAIM dans le projet concernent sa mise en œuvre, la mise en place de comités de mise en œuvre d’actions environnementales et l’appui technique à ces comités.

SUCO est un organisme à but non lucratif canadien fondé en 1961. Il s’agit d’un organisme de coopération internationale particulièrement actif dans l’agroenvironnement, l’agriculture durable et le développement local. Il accompagne des collectivités via des programmes de coopération volontaire ainsi que la mise en œuvre de projets visant à permettre aux populations d’acquérir des connaissances, aptitudes et habiletés qui les amènent à mieux maîtriser leur devenir socioéconomique. SUCO privilégie l’apprentissage par la pratique et la participation afin de permettre aux gens de valoriser et d’enrichir leurs connaissances et leurs savoirs. Il prône le renforcement de capacités des populations pour l’atteinte de résultats durables. Il est présent au Sénégal depuis 2012 et constitue un partenaire du GRAIM depuis 2016. Les rôles et responsabilités de SUCO dans le projet consistent à assurer les liens avec les bailleurs de fonds, à appuyer le GRAIM dans la mise en œuvre du projet via l’envoi de coopérants volontaires et de fournir un appui-conseil au GRAIM dans différents secteurs (gestion de projet, égalité entre les femmes et les hommes, environnement, agriculture durable, capitalisation).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet SAGA de la FAO. Mis en œuvre par la FAO et rendu possible par l’appui technique et financier du gouvernement du Québec, ce projet appui l’adaptation aux changements climatiques des secteurs agricoles de deux pays francophones particulièrement vulnérables, le Sénégal et Haïti. Basé sur une approche multi-acteurs, multi-secteurs et multi-échelles, le projet SAGA mobilise les acteurs gouvernementaux, de la recherche et de la société civile pour la planification d’une agriculture résiliente et productive pour  la sécurité alimentaire et la nutrition.