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Transition de l'économie (filières durables, économie circulaire, déchêts)

Aménagement hydraulique, paysager et urbain du bassin de rétention des eaux pluviales de la Zone de Captage et de ses abords.

Ce projet a pour but d'aménager le bassin de rétention de la zone de captage et de ses abords en vue de l’optimisation de son fonctionnement hydraulique et de son intégration dans le tissu urbain local.

Une initiative de Ville de Dakar/ Direction du Développement Urbain

Présentation de l'initiative

Les inondations sont l’un des principaux défis auxquels la Ville de Dakar est confrontée en termes de vulnérabilité au changement climatique, et identifiées comme un facteur d’urgence. Cette vulnérabilité de quartiers périphériques ne peut que croître avec le changement climatique et la fréquence accrue des périodes de pluie régulières.
En conséquence, le Gouvernement du Sénégal a fait de la lutte contre les inondations l’une de ses priorités. Ceci est reflété dans le Plan Sénégal Émergent (PSE) et opérationnellement défini dans le Programme décennal de lutte contre les inondations adopté en 2012. La Banque Mondiale estime actuellement que la valeur des actifs économiques vulnérables aux inondations dans la région de Dakar s’élève à 40 milliards d’Euros. En 2006, le Ministre de la Prévention et de l’Hygiène publique a lancé un grand projet de modernisation du réseau d’assainissement de Grand-Yoff. Dans ce cadre, le bassin de rétention de la Zone de Captage a été aménagé pour capter les eaux pluviales du bassin versant de Grand Yoff et pour limiter les risques d’inondation en cas de pluie forte.
À cela s’ajoute le taux élevé d’urbanisation de Dakar qui a aussi des effets dévastateurs sur un certain nombre d’aspects, notamment la qualité des services sanitaires, l’économie, l’environnement et les moyens de subsistance.
Le secteur dénommé « Zone de Captage » constitue l’exutoire d’un bassin versant important vers lequel s’écoulent les eaux pluviales de plusieurs quartiers de Dakar qui sont drainées par pompage vers la Baie de Hann.
Le bassin a une taille de 7,70 ha, une profondeur moyenne proche de 2 m et un volume de stockage de 120 à 160 000 m3.  La CFF (C40 et GIZ) soutient la Ville de Dakar dans ce projet de réaménagement hydraulique et paysager du bassin de rétention des eaux pluviales. Présentement, le bassin est confronté à un certain nombre de difficultés exacerbées par les pressions de l’urbanisation et de la croissance démographique. Ainsi, il est envahi par :

  • Les plantes aquatiques;
  • Les eaux stagnantes noirâtres;
  • Le déversement d’ordures diverses;
  • Les rejets de déchets solides et
  • Les déversements d’eaux usées connectées et acheminées jusqu’au bassin par les collecteurs eaux pluviales.

Toutes ces actions ont créé une accumulation d’eau dans le bassin qui constitue non seulement une nuisance pour les habitants, mais aussi une source de perturbation, de pollution et de contamination pour le quartier environnant. Par conséquent, le bassin a perdu sa fonction principale (de gestion des eaux pluviales) avec le temps.
Le projet vise non seulement à réaménager le bassin et à le rendre fonctionnel, améliorant ainsi la résistance aux inondations dans la zone et la ville, mais aussi à obtenir un certain nombre d’avantages socioéconomiques connexes, notamment la réduction des risques sanitaires et l’amélioration générale de l’espace urbain environnant.
L’objectif principal du soutien de la CFF à la Ville de Dakar sera de mener ce projet vers la mise en œuvre en partenariat avec l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS).
Les grandes composantes du projet sont :

  • La suppression des rejets directs d’eau usées : raccordement au réseau, mise au norme des activités riveraines polluantes ou déguerpissement, création d’un dispositif phyto-épuration avec réutilisation des eaux traitées pour l’arrosage des arbres riverains et activités de jardinage dans le bassin.
  • Le renforcement de la capacité du bassin (gestion d’une pluie décennale) par délestage amont (vers les niayes), approfondissement et création de plusieurs niveaux inondables progressivement dans le bassin.
  • Des actions convergentes une meilleure gestion des déchets.
  • L’aménagement urbain des abords (activités économiques et culturelles, optimisation de la circulation, promenade et activités familiales)

Actuellement les études préliminaires (topographiques; géotechniques et de faisabilité) sont réalisées. Pour la suite d’autres étapes à suivre sont :

  • L’étude d’avant-projet détaillé;
  • L’étude d’impact environnemental et social;
  • La poursuite de la concertation et des démarches foncières;
  • La coordination des maitrises d’ouvrage et conventionnement et
  • Le lancement des marchés des travaux.

Le projet est évalué à la somme de Sept Milliards Trois Cents Millions de Francs CFA (7.300.000.000 FCFA)

Objectif

Aménager le bassin de rétention de la zone de captage et de ses abords en vue de l’optimisation de son fonctionnement hydraulique et de son intégration dans le tissu urbain local.

Niveau de réalisation

Recherche en cours

Dates du projet

01/01/2020 (Projet toujours en cours)

Résultats quantitatifs

Depuis son démarrage en Janvier 2020, les résultats quantitatifs suivants ont été obtenus :

  • Les études topographiques qui ont permis de préciser les caractéristiques exactes du bassin : surface, niveau d’eau permanent, profondeur totale, profondeur utile, hauteur du mur de rehausse ceinturant le bassin.
  • Les études géotechniques qui ont porté sur : l’étude préliminaire du site; le suivi et l’analyse des investigations; la synthèse du contexte géologique et géo mécanique du site et l’analyse de son influence sur le projet; les hypothèses géotechniques pour la justification des ouvrages géotechniques, et les principes d’adaptation au site; l’ébauche dimensionnelle géotechnique des éléments de fondation e l’approche de la Zone d’Influence Géotechnique (ZIG).
  • Les études principales de faisabilité qui reposent sur : la suppression des apports d’eaux usées vers le bassin de rétention ou de leur gestion alternative; l’amélioration de la gestion des déchets; l’optimisation de la gestion des évènements pluvieux importants par le système bassin de rétention/canal de Front de Terre et des inondations induites sur le quartier; l’intégration urbaine et paysagère du bassin et de ses abords et propositions en termes de schémas de gestion et de financement.
Résultats qualitatifs

Les acquis qualitatifs du projet sont :

  • La mise en place d’un comité de pilotage au niveau institutionnel, qui est chargé de la définition et l’arbitrage des orientations politiques et stratégiques du projet. Il est composé des élus locaux (Ville de Dakar et Commune de Grand Yoff), des Ministères concernés (urbanisme ; environnement ; eau et assainissement) et des partenaires techniques et financiers (GIZ, CFF, C40 Cities).
  • La mise en place du Comité technique, chargé du suivi de l’avancement du projet, de la validation des choix techniques et de la préparation des comités de pilotage. Il est composé : des cadres et experts directeurs techniques de la Ville de Dakar et de la Commune de Grand Yoff, directeurs de services de l’État et de ses agences, l’ONAS ainsi que du ou des comités représentants les usagers et riverains.
  • Le renforcement de capacité aux membres du comité technique sur : la gestion urbaine; l’eau et l’assainissement; la collaboration et les relations inters directionnels. Cette formation a été dispensée aux membres du comité.
  • L’implication des riverains : les populations sont impliquées depuis la conception et le seront jusqu’à la réalisation. Elles sont représentées au sein du comité technique par les organisations communautaires de bases (délégué de quartier, Président du conseil de quartier; association sportive et culturelle etc.)
  • La sensibilisation des acteurs économiques : les différents acteurs qui s’activent sur les alentours du bassin (teinturiers; transporteurs; mécaniciens; l’administration de l’Hôpital Général de Grand Yoff et les représentants de l’abattoir des porcs).
  • Le Projet sélectionné pour le Forum Mondial de l’eau qui se tiendra à Dakar en 2021.
  • La prise de contact avec les bailleurs pour financer le projet tels que: la Banque Africaine de Développement; l’Agence Française de Développement; la Banque Européenne d’Investissement; la Banque Mondiale; la Banque Ouest Africaine de Développement.
Financement

La Ville de Dakar avait réalisé en 2014 un rapport diagnostic sur le bassin de la zone de captage. Ce dernier a été retenu et financé par la CFF (C40 Cities et GIZ) suite à leur appel à candidature pour financer toutes les études complémentaires et nécessaires pour la réalisation dudit projet.

A propos
de l'organisation

Ville de Dakar/ Direction du Développement Urbain

Site web
Papa Youssoupha CISSE
Ingénieur des travaux de l'aménagement du territoire et de la gestion urbaine à la Division des Études et Programmations Urbaine
cisseyoussoupha58@gmail.com
+221-77-100-21-78/ +221-76-659-18-26

Dakar, appelée en wolof « Ndakaaru », se situe au bord de l’atlantique dans la presqu’île du Cap Vert. Elle est l’une des quatre (4) Communes historiques du Sénégal et fut en même temps capitale de l’Afrique Occidentale Française. Quant à la Ville Dakar, elle est fondée en 1857 et est érigée en commune par le décret du 17 juin 1887. La Ville possède une superficie de 87km2 et compte actuellement 1.400.974 habitants (ANSD, rapport projection population du Sénégal 2013-2063).
Elle se caractérise par une importante fracture sociale, économique et culturelle par rapport aux autres unités urbaines du Sénégal du fait de la forte croissance démographique et du taux élevé d’urbanisation, la ville de Dakar a été découpé en 1996 en dix-neuf (19) Communes d’Arrondissement, elles-mêmes regroupées dans quatre (4) Arrondissements que sont :

  • Dakar Plateau regroupe cinq (5) Communes : Gorée, Plateau, Médina, Fass-Colobane -Gueule Tapée et Fann-Point E Amitié ;
  • Grand Dakar regroupe six (6) Communes : Biscuiterie, Grand Dakar, Sicap Liberté, HLM, Hann Bel Air, et Dieuppeul-Derklé ;
  • Almadies regroupe quatre (4) Communes : Yoff, Ouakam, Ngor, Mermoz Sacré-Coeur et
  • Parcelles Assainies regroupe quatre (4) Communes : Pattes d’oie, Parcelles Assainies, Cambéréne, et Grand Yoff.

Avec l’entrée en vigueur de l’acte 3 de la décentralisation en 2013, la Ville de Dakar est une collectivité territoriale, jouant aussi le rôle d’un département avec dix-neuf (19) Communes de plein exercice.
Créée en Avril 2011 par l’arrêté N° 1795 portant réorganisation des services de la Ville de Dakar, la Direction du Développement Urbain (DDU) a en charge d’entreprendre ou de faire effectuer tous les travaux de conception, d’études et de contrôle des projets techniques de la Ville. Elle assure, en outre, la planification et la gestion de l’urbanisme dans la Ville.
A travers différentes divisions, la DDU s’intéresse à de différentes questions spécifiques liées à :

  • La promotion d’une gestion rationnelle de l’espace urbain ;
  • Les études de projets d’architecture;
  • Les études de base (trafic, circulation, etc.) nécessaires aux projets d’extension et d’entretien de voirie;
  • La Gestion du patrimoine immobilier et foncier de la ville;
  • La prévention sur les risques naturels et industriel en collaboration avec la commission auxiliaire de la protection civile.
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  • CFF (C40 Cities et GIZ)

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    Susanne Kempf
    susanne.kempf@giz.de
    0049 228 4460-3791
  • GIZ/ Sénégal

    Coopération internationale

    Mamani COULIBALY
    mamani.coulibaly@giz.de
Autres partenaires / soutiens

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